vendredi 5 juin 2009

Agression sexuelle sur personne vulnérable à Creissan.

R comparaissait pour ces faits devant le tribunal de Grande Instance de Béziers. La difficulté de cette affaire consistait à savoir ce qui s’était réellement passé le 10 janvier 2008 à Creissan. Plusieurs versions furent exprimées.
La victime, Madame A âgée, et atteinte de trisomie aurait dit qu’elle a été agressée sexuellement. Son avocat accrédite cette thèse en disant :
« Elle ne peut pas affubler car elle est déficiente mentale ! ».
Le prévenu a déclaré des faits qui corroborent cela :
« J’ai ouvert ma braguette et je lui ai montré mon sexe ».
A cette étape de la réflexion, on peut toujours se poser la question si R était en possession de ses facultés mentales au moment de ces supposés forfaits. A cet effet le corps médical a procédé à une expertise. Il en résulte que le prévenu était responsable de ses actes.
L’avocat de R remet tout en question :
« La part essentielle de l’accusation est fondée sur les déclarations de la victime. On prétend que la victime est incapable d’inventer quelque chose d’aussi grave. Mais personne ne peut dire ça de quelqu’un ».
Le président du tribunal lui rétorque :
« Mais que faites-vous des aveux du prévenu ? »
Et l’avocat de continuer sur sa lancée :
« Lors de l’interrogatoire le prévenu a dit qu’il n’avait rien fait. Puis quelques minutes plus tard il avoue ce qu’on voulait lui faire avouer ».
R a argumenté dans le même sens en disant : « On m’a menacé avec mon passé, et c’est pour ça que j’ai tout avoué ! »
En effet R a déjà été condamné en 1994 pour homicide. Il a aussi été accusé d’un vol qu’il n’avait pas commis. Aujourd’hui R revient sur ses déclarations et son avocat demande la relaxe, au bénéfice du doute.

Quelques minutes plus tard, R fut jugé coupable, puni de trois mois de prison avec sursis, et 1000€ d’amende à verser à la victime pour dommage moral.