lundi 24 août 2009

Le Grau d'Agde

L'idéal c'est de se garer le long du quai du commandant Méric qui longe l'Hérault. En sortant de la voiture on est dessuite assaillit par l'odeur de la mer. C'est agréable. J'ai l'impression qu'en voiture on ne se rend pas compte de cette odeur car il y a le filtre anti pollen qui doit absorber un peu tout.
Puis s'ajoutent les cris des mouettes et des goélands. Quelques gréements de voiliers battent sur les mâts en aluminium. Puis un moteur de jet ski pollue habituellement le tableau.

Marcher le long de ce quai jusqu'à l'extrémité de la jetée est quelque chose d'agréable.
On commence par détailler les commerces. Des restaurants plus ou moins bon marchés. Certains ont installé des terrasses sur pilotis qui débordent sur le fleuve. De nombreux menus s'étalent sous mes yeux. Les prix ont baissé.Sans oublier les bazars, bars, tabacs, glaciers, crépiers, attrappe-nigauds et compagnie.
C'est sympatique. Surtout maintenant qu'ils sont partis, il n'y a plus ces braillards et ces curieux qui trimballent sur leur passage des odeurs de sueurs mélées à de la crème solaire.
A droite le fleuve avec sa kirielle de pêcheur.
Il y a le "pro" avec deux lignes. Une pour attrapper du menu fretin, lequel sera embroché comme vif pour pêcher le gros bar.
Il y a aussi l'enfant pêcheur de crabes et de gobies. On le voit avec son seau, au fond duquel agonise sa petite pêche.
Et puis le célibataire qui s'ennuie. Il a calé deux ou trois lignes. Il fume une cigarette et vide tranquillement son pack de bière. De temps en temps il se glisse entre les cubes de béton brise lame proches du phare pour pisser incognito. Il rentrera le soir épuisé.

A gauche la plage et la mer sans oublier la sirène sculptée dans de la pierre.

A l'extrémité, au pied du phare, le regard se perd dans un horizon bleu.
On se sent seul face à la mer.
C'est grisant!
Un peu comme un lavage de cerveau purificateur.